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La parole remercie à son tour Azzedine Achour et souligne l'inauguration de la nouvelle St-Martyrs canadiens - Parle du patrimoine du Sault qui lui tient à coeur (et mise en valeur du site du Fort Lorette)




Début de travail des architectes pour la délimitation des zones proposées pour le classement national. Credit photo: Ghada Ayari Page Facebook : Djerba Patrimoine Mondial




- Pourquoi les bâtiments qui cachent la Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand ne seront pas détruits




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C'est ce que je me suis aussi dit tout au long des entretiens. Je ne l'ai évidemment jamais rencontré, mais j'ai un peu l'impression qu'il fait partie de la famille, de mon . Un des maîtres de la .




NOUVELLES | Un musée vivant consacré à des poules rares ! Protéger le patrimoine, c'est aussi conserver la biodiversité et par exemple, élever des poules patrimoniales.







Alliance entre deux Maires d'arrondissements et sur le réaménagement de la place Saint Nizier. Regrets de l'absence de




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Clôture des rencontres du mécénat pour célébrer les 15 ans de la loi de 2003 par les dons profitent aussi bien aux , , ,, . Imaginer un dispositif en faveur d’un « patrimoine majeur » – at Le Grand Palais



















Vient de paraître aux éditions de (Collection 'La ') : dir. Mgr Hervé GIRAUD, ", un chemin de lumière", cf. via



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L’église Saint-Jean de la Primaube, une église moderne pour une ville en expansion

Dans l’imaginaire collectif, une église est un bâtiment ancien ayant souvent la forme d’une croix et d’un clocher qui la rend visible de loin. Cependant ce n’est pas le cas de toutes, comme le montre l’église Saint-Jean de la Primaube.



La Primaube est à l’origine un simple hameau de quelques habitations dépendant de l’église paroissiale de la Capelle Saint-Martin. Sa particularité est de se trouver autour d’un carrefour important où passait notamment la route reliant Millau à Toulouse.  C’est ce carrefour qui a donné son nom à la Primaube. En effet les voyageurs partant tôt de Bonnecombe arrivaient à la première aube, la prima aube,  au carrefour dit de l’Etoile.

Avec l’arrivée du chemin de fer en 1902, la Primaube connaît une croissance démographique de plus en plus rapide. De cinq familles présentes en 1888 on passe à trente-six en 1923. Le développement de l’automobile après la Seconde Guerre mondiale accélère encore le processus surtout que la Primaube est bien desservie par les routes notamment la RN 88 qui la relie directement à Rodez.

Ainsi, en 1953, la Primaube compte 298 habitants contre 56 pour la Capelle Saint-Martin. L’église paroissiale, bien qu’ayant été agrandie dans les années 1920, ne peut plus accueillir tous les fidèles. L’abbé Vigouroux, conscient du problème, lance un projet de construction. Mais il ne pourra malheureusement pas le suivre, victime d’un accident de voiture dans l’été 1959, il est contraint de se retirer à Rodez.

En 1961, le projet se met en marche et le diocèse de Rodez et la paroisse de la Primaube font appel à l’architecte Joseph Belmont pour construire une église moderne pouvant répondre aux besoins de la population. Cette architecte en charge depuis 1958 des résidences présidentielles comme architecte en chef,  a aussi réalisé en Midi-Pyrénées l’église de Bonnecousse à Mazamet.

Le 9 juin 1963, la première pierre est posée par l’abbé Jean Bras en présence des évêques Mgr Jean Ménard et de Mgr Ferrieu. L’église est nommée Saint-Jean en hommage aux deux prélats.

La construction est réalisée en majorité par des entreprises locales tandis que les vitraux sont conçus et réalisés à Albi.

L’inauguration a lieu le jour des rameaux le 25 mars 1964 dans un édifice qui n’est pas achevé et l’afflux oblige certains à rester dehors.

De plan rectangulaire, l’église n’est pas orientée. Les pentes du toit sont ininterrompues et subissent une inflexion au-dessus des bas-côtés tandis que la charpente est, elle, apparente depuis le vaisseau central qui représente la majorité de la superficie de l’église. Les murs gouttereaux sont largement ouverts et reçoivent  les grandes verrières horizontales en dalle de verre et béton. Avec un éclairage provenant d’un décrochement de la toiture à son sommet, l’église est bien éclairée naturellement.

L’église ne possède pas encore son campanile. Celui-ci ne commence à prendre forme qu’en 1998 lorsqu’une association de paroissiens lancent le projet. Il est dessiné par l’architecte des bâtiments de France de l’époque, Louis Causse. Le temps de trouver le financement et le 9 mai 2004 le campanile, isolé au nord de l’église, est inauguré.

Des quatre cloches, trois proviennent de l’église de la Capelle Saint-Martin où elles n’avaient plus sonné depuis 1988, tandis que la quatrième est neuve. L’inauguration se fait en présence de l’archevêque d’Avignon.

La grande majorité du mobilier de l’église date du xxe siècle comme les deux statues en bois  du Christ et de Notre-Dame de l’Aurore (en résonance avec le nom de la Primaube) sculptées en 1979. De même que les verrières en majorité non figuratives, mise à part celle représentant un aigle, symbole de Saint-Jean. Le seul mobilier ancien est constitué d’un bénitier provenant de la Capelle Saint-Martin et datant donc peut-être du XVIIIe siècle.

La construction de l’église Saint-Jean témoigne de l’évolution de la Primaube et de son urbanisation, passant de village à petite ville en seulement un demi-siècle.

Mathis Ginestet, stagiaire au service du patrimoine de Rodez agglomération

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Clip de promotion des chantiers REMPART

La liste et l’agenda des chantiers 2019 n’est pas encore prête, mais au coeur de l’hiver, se rappeler qu’à la belle saison, les chantiers de bénévoles en #MissionPatrimoine vous attendent !

En principe, il y a volonté à Termes d’organiser une ou plusieurs sessions. Affaire à suivre…

Barbentane - Chapelle Saint André de Bagalance

Journée grisâtre dans les campagnes provençales. Un petit air humide, légèrement ponctué par un doux parfum de pluie, et un mistral frais et léger, laissent nos pas converger sur des sentiers couverts de feuilles. L’automne est là, et emporte avec lui les couleurs d’un été bien long.


Le long de notre route, nous rencontrons un habitant du village, accompagné de son jeune fils. C’était sans compter sur une révélation, un brin fantasque, qui allait attiser notre curiosité.


En effet, ce sympathique personnage nous annonce qu’un peu plus loin, se cachent les ruines d’une ancienne chapelle, où les âmes en peine se rendent, avant de s’envoler vers un monde qu’ils espèrent meilleur.


Nous décidons alors de poursuivre notre chemin, à la recherche de se triste sanctuaire perdu. Près d’une falaise rocheuse, nous empruntons un tout petit chemin, se faisant indiquer par panneau de bois. C’est un sentier apaisant, où le calme s’impose, et où le chant des oiseaux s’harmonise à la douce mélodie jouée par la forêt.



Après quelques mètres de marche, la découverte est frappante. Une imposante structure, à demie cachée par une abondante végétation, se dessine face à nous. 

Il ne reste que ruines pour seul témoignage d’un lieu jadis habité. En effet, l’édifice est dans un triste état sert très probablement de refuge, ou de lieu de rendez-vous pour les jeunes du village, en quête de sensations paranormales.



Après plus de deux siècles d’abandon, l’abside Carolingienne de la chapelle a été désossée dans les années soixante-dix, mais un incendie a fini par réduire le bâtiment à l’oubli. 

Ne subsiste du riche passé de l’Ermitage que de gravures wisigothiques sur les arcs des voûtes, ainsi que de rares décorations sculptées dans le sein même de la chapelle.



Après cette jolie découverte, nous quittons les lieux, rendant l’édifice au silence éternel et à la nature, le laissant ainsi disparaître à nouveau au gré de nos pas.



Nous nous décidons ensuite à gravir la falaise rencontrée auparavant, afin de profiter du spectacle offert par le ciel. En effet, quelques rayons de soleil ont enfin percé les nuages noirs et enflammé l’horizon. Un ciel de feu chaleureux pour nos coeurs. Une très belle touche de douceur pour terminer cette journée.


L’église de la Capelle Saint-Martin, un ancien prieuré de l’abbaye de Bonnecombe

Située au centre du bourg, presque « collée » aux habitations voisines, l’église de la Capelle Saint-Martin, sur la commune de Luc-La Primaube, a joué le rôle d’église paroissiale pendant près de sept siècles.

La première mention de l’église de la Capelle Saint-Martin remonte à 1203 lorsque l’évêque Hugues la cède à l’abbaye de Bonnecombe, fondée en 1163. Cet acte atteste donc bien qu’il existait déjà un édifice antérieur à cette date, mais il ne subsiste aujourd’hui aucune élévation de l’église antérieure au xve siècle. Seul indice visible d’ancienneté du site : les sarcophages remployés dans les maçonneries des parties basses du mur sud du chevet  datant du xve siècle.

L’église semble avoir été construite en deux campagnes au xve siècle : en premier lieu le chœur surmonté de deux niveaux et peut être la partie basse de la nef, puis les deux niveaux surmontant la nef. Cette construction en deux étapes peut s’expliquer par des financements distincts et la présence de deux maîtres d’ouvrages différents. Ces deux niveaux supérieurs de l’église sont assimilés selon la tradition orale à des greniers ou des cellules pour les moines de l’abbaye de Bonnecombe. En réalité, cette église comme beaucoup d’autres dans le Rouergue a servi de refuge pour les habitants à la fin du Moyen-Age et à l’époque moderne. C’était particulièrement important à la Capelle Saint-Martin car les routiers, des bandes de pillards, occupaient l’abbaye de Bonnecombe proche de quelques kilomètres. Des chambres étaient aménagées au-dessus de l’église et chacune appartenait à un propriétaire différent. Un document du xviie siècle décrit un des propriétaires : « feu noble Amans Hébrard, seigneur de St Geniès, tient maison et bassecour al Caussanel… plus une chambre dans la tour au-dessus de l’église de la Capelle, confrontant d’une part chambre de François Bec, d’autres part chambre du recteur, contenant un cane »

Au xvie siècle, un acte signé de la main de François d’Estaing notifie la consécration de l’autel de l’église  le 30 avril 1517. Ce document a été retrouvé dans un reliquaire lors de la visite du cardinal Bourret en 1880. Un élément très important pour l’église était apparu à ce moment : la relique de Saint-Martin. Elle a permis de ramener beaucoup de monde à la Capelle car, grâce aux prières et au contact avec le reliquaire, elle guérissait les malades des vers, principalement les enfants.

Au xvie siècle il existe la Fraternité de la Capelle qui, en 1558, possède plusieurs terres de la paroisse. Ces terres ont été données  pour financer des messes à l’attention des « âmes du purgatoire », la grande inquiétude des habitants à cette époque.

En 1771 l’évêque de Rodez adresse un questionnaire à tous les curés de son diocèse. Ce questionnaire permet de connaître le nombre de paroissiens et leur richesse. Ainsi on sait que la Capelle Saint-Martin compte 200 paroissiens pour la plupart pauvre ainsi que plusieurs mendiants. Le curé Pierre Cransac est allé demander l’aumône au riche chapitre de la cathédrale de Rodez en trichant sur le nombre de pauvres pour en obtenir plus.

Sous l’empire, la paroisse est supprimée en 1807 malgré l’opposition des paroissiens puis rétablie en 1817. Des travaux sont lancés peu de temps après en 1838 pour construire une sacristie et un plafond. De plus la chapelle sud semble dater du XIXe siècle.

En 1880 le curé M. Azémar lance un projet d’agrandissement de l’église ainsi qu’une souscription pour le financer. Même si la souscription fonctionne bien, le projet est finalement annulé en 1884.

Cependant un clocher neuf est construit en 1893. Pour compléter les deux cloches de l’ancien campanile, une troisième est installée grâce au don d’un habitant de la paroisse.

Le projet d’agrandissement de l’église est relancé en 1923 en prévision peut être de l’agrandissement de la Primaube suite à l’arrivée du chemin de fer. Les travaux ont lieu entre 1924 et 1925 et nécessitent de détruire deux maisons.

Quelques autres travaux sont intervenus au cours du xxe siècle comme la construction d’une sacristie en 1932 ou le remplacement du maître-autel en bois par un autel en marbre en 1939.

L’utilisation de cette église prend fin en 1964 avec l’inauguration de l’église paroissiale Saint-Jean à la Primaube. Une partie de l’église de la Capelle Saint-Martin subsiste au nouveau siège de la paroisse, puisque trois des cloches ont été réutilisées pour le clocher de l’église Saint-Jean en 2003, ce que nous vous invitons à découvrir dans le prochain article.

Mathis Ginestet, stagiaire au service du patrimoine de Rodez agglomération

lefigaro.fr
Carburants: le retour de la TIPP flottante, ce serpent de mer
Une taxe intérieure sur les produits pétroliers flexible avait été mise en place par le gouvernement Jospin en 2000. Jugée inefficace, elle avait été retirée deux ans plus tard.

Une taxe intérieure sur les produits pétroliers flexible avait été mise en place par le gouvernement Jospin en 2000. Jugée inefficace, elle avait été retirée deux ans plus tard.

Anticipant la prochaine augmentation des taxes sur les carburants en janvier, François Bayrou a prôné une réflexion sur leur impact et leur rythme. À ses yeux, la progressivité de l'augmentation des taxes définie depuis de 2007 dans la charte de Nicolas Hulot, n'est justement pas assez… progressive. Les «gilets jaunes» jugeant, quant à eux, plutôt violente la hausse des prix à la pompe.

Le maire de Pau a esquissé une piste pour atténuer l'effet des hausses fiscales. «On pourrait reprendre l'idée d'une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole, soulignait-il, pour que le prix à la pompe ne subisse pas de fluctuations trop pénalisantes.» En fait, François Bayrou remet sur la table l'idée déjà en vigueur au tournant du siècle: rendre «flottante» la TIPP, la taxe intérieure sur les produits pétroliers.

Celle-ci a la particularité de dépendre de la quantité de matière première dans le produit et de posséder sa propre TVA. Donc, lorsque le pétrole augmente, la TIPP croît aussi, ajoutant une deuxième hausse fiscale du prix de l'essence. Pour neutraliser les hausses du brut, la TIPP «flottante» diminuait au fur et à mesure que les produits pétroliers augmentaient.

«Il fallait examiner une période historique de trois mois pour une répercussion de trois mois. Les taxes ont baissé une fois, personne n'a osé les relever, les automobilistes n'auraient pas compris»

C'est sous la pression des transporteurs routiers, excédés par le coût des carburants, que le gouvernement Jospin fait ce petit cadeau le 1er octobre 2000, date de l'ouverture du Salon de l'auto. Dès lors, le mécanisme de vase communicant entre TIPP et TVA s'enclenche automatiquement quand le prix du pétrole varie de plus de 10 % d'un trimestre sur l'autre. Pour ne pas pénaliser sur la durée les régions et les départements qui perçoivent aussi une partie de cette manne, une baisse des cours du pétrole aurait dû entraîner une hausse des taxes afin de lisser les effets sur la durée.

Laurent Fabius, alors à Bercy, grogne: il sait déjà qu'il sera privé de plusieurs milliards d'euros. Rapidement le système grince. «C'était une usine à gaz bien trop compliquée, se souvient Jean-Louis Schilansky, expert dans le secteur pétrolier. Il fallait examiner une période historique de trois mois pour une répercussion de trois mois. Les taxes ont baissé une fois, puis personne n'a osé les relever, les automobilistes n'auraient pas compris.» Ce sera la seule intervention sur la TIPP flottante.

François Hollande avait repris l'idée du TIPP dans sa campagne de 2012 sans y donner suite une fois élu

Dans le collimateur de la Commission européenne et jugée inefficace, elle sera abandonnée en 2002. Selon la Cour des comptes, elle a privé l'État de 2,7 milliards d'euros sur 22 mois et engendré une baisse des prix de 0,022 euro par litre à la pompe.

Cette TIPP est devenue depuis TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), afin d'englober par exemple les biocarburants et la taxation potentielle de la consommation des véhicules électriques. Certains secteurs sont exonérés (transports publics, taxis…) mais elle a rapporté environ 35 milliards d'euros partagés entre les régions, les départements et l'État. Ce dernier a empoché quelque 10,4 milliards d'euros en 2017 et 13,3 milliards en 2018. C'est la quatrième recette de l'État derrière la TVA, l'impôt sur le revenu, et l'impôt sur les sociétés.

Régulièrement, lorsque le pétrole augmente, ou à l'approche d'élections importantes, l'idée ressurgit portée par des partis politiques allant du Front national au Parti socialiste. François Hollande avait repris l'idée dans sa campagne de 2012 sans y donner suite une fois élu.

La semaine dernière, Édouard Philippe a préféré un plan de 500 millions d'euros d'aides. Mais de TIPP flottante, censée adoucir la progressivité des taxes, il n'en a pas été question…

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   Le métier de charpentier est l’un des plus vieux métier du monde. Le charpentier utilise historiquement l’arbre aussi bien en tant que matière première que dans la forme complexe de ces branches qui lui inspire des techniques de réalisation.
   Ainsi se développent les ponts, les navires, les chars, les habitations…donnant ainsi le nom de charpentier à la profession.
   A l’origine est dit charpentier quiconque travaillant le bois puis par la suite le métier s’est spécialisé en diverses activités : charpentier, menuisier, ébéniste.
   En France, nous sommes les héritiers des bâtisseurs de cathédrales, châteaux, maisons à pans de bois, qui font aujourd’hui la richesse de notre patrimoine architecturale.

Labro, une demeure noble à la campagne

Le château de Labro est situé sur la commune d’Onet-le-Château, à environ 5 km au nord-ouest de Rodez, sur le replat calcaire de Vabres à 540 mètres d’altitude.  

Vue du château de Labro 


L’histoire du château de Labro est bien documentée. Un acte de vente du domaine, au début du XVIIe siècle, et plusieurs inventaires de biens, lors de ses mises en fermage  nous renseignent sur l’état ancien du château. Celui-ci fut construit en 1519 si l’on considère la date portée sur le linteau de sa porte et la même date gravée sur le cadran solaire, conservé à l’angle de ses élévations sud-est et peut-être le plus ancien daté en Rouergue.

Il fut très remanié au XIXe siècle, ce qui fit dire à Raymond Noël, dans son Dictionnaire des châteaux de l’Aveyron, que le logis actuel avait été reconstruit alors. Mais le château n’a en fait jamais cessé d’être transformé durant les siècles de l’époque moderne.

De l’édification du premier édifice, à l’aube de la Renaissance, par la famille de Creato, subsiste peut-être un des deux corps de logis d’origine, avec sa haute tour octogonale et sa porte, ornée de moulures croisées. A l’intérieur, on reconnaît la cuisine, grâce à sa cheminée monumentale, équipée d’un four à pain et d’une niche; une cave, semi-enterrée et voûtée, se situe à l’autre bout.

En 1629, le chanoine Pierre de Barbotan hérite du château, avant qu’il ne change de mains et passe à la famille de Patris, qui le conservera jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.  

Le logis est alors mis au goût du jour dans un style classique par l’ajout des deux échauguettes sur culs-de -lampe, couvertes par des toits en bulbe, qui flanquent l’élévation nord. Entre les deux, la lucarne débordante illustre aussi ce goût. En guise de fronton, c’est le modèle dérivé de la façade d’église romaine, flanquée de volutes, qui est adapté ici, en miniature.  A l’intérieur, les étages, abritant salles et chambres, ont suivi le renouvellement des formes et des modes.  

Cadran solaire de Labro avec la date de 1519


Si un plafond aux solives ornées de moulures couvre encore une chambre, c’est surtout  le XIXe siècle qui a donné au logis son charme actuel. L’escalier en fer forgé, dans la tour, et les lambris de revêtement sont dus à la famille Maynier qui s’installa à Labro au XIXe siècle ; Pierre-Louis-Joseph Maynier était procureur du Roi au moment de la mystérieuse affaire Fualdès.

Les armoiries de la famille Maynier sont frappées dans un quadrilobe surmontant la porte-fenêtre du balcon, ajouté au-dessus de la vieille entrée. Elles sont surmontées d’un gâble à pinacles, traduisant la sensibilité d’alors pour l’art gothique.


Le château de Labro était à la jonction de deux anciennes routes, celle menant de Rodez à Onet  et celle propre à la circulation du bétail, « la draye » qui allait de l’Aubrac au Quercy, en traversant les causses rouergats au sud du massif central. La toponymie ancienne de Labro est dérivée de l’occitan la broa, signifiant « la limite, la frontière ». Dans le cas d’une exploitation agricole, le terme désigne les bandes de terres incultes qui séparent les champs et, par extension, le talus bordant le champ. Cette toponymie semble parfaitement traduire la situation d’ensemble du château et son adaptation au terrain. L’affluence naturelle d’eau a permis de construire un abreuvoir devant la propriété, juste au bord de la « draye ». Cette situation particulière a fait de Labro outre sa belle demeure noble, un domaine d’élevage bovin et ovin.

Crédit photographique : Gilles Tordjman

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Alibaba pulvérise son record de ventes pour le Jour des célibataires
Les ventes réalisées par le géant chinois sont supérieures de 21% à celles de 2017.

Les ventes réalisées par le géant chinois sont supérieures de 21% à celles de 2017.

Pas de commémoration en Chine le 11 novembre, mais le dixième anniversaire de la plus grande foire commerciale sur Internet, le Global Shopping Festival, organisée par le site Alibaba. Un nouveau record de ventes a été établi à 30,8 milliards de dollars (27 milliards d'euros) pendant les 24 heures que durait l'événement, contre 25 milliards l'année dernière. Cette journée de soldes en ligne, également appelée le «Jour des célibataires», en raison des quatre «1» du 11 novembre (11/11) censés représenter une personne seule, est particulièrement populaire.

Dès la première heure, les organisateurs du site Alibaba savaient qu'un grand succès se profilait. En effet, les ventes réalisées étaient supérieures de 21 % à celles de 2017, en grande partie grâce à l'application Taobao, forte de 634 millions d'utilisateurs. Quelque 180.000 marques se sont associées à cette manifestation dont Alibaba estime que ses ventes sont aussi importantes que celles de Noël, du Black Friday et du Cyber Monday réunies.

» LIRE AUSSI - Alibaba, un empire omniprésent dans le quotidien des Chinois

Les analystes ont cependant noté que le record de 2016 avait été battu bien plus tôt en 2017, vers midi. Autrement dit, la croissance d'une année sur l'autre n'a été «que» de 27 % contre 39 % en 2017. À leurs yeux, ce ralentissement du rythme serait dû aux difficultés rencontrées par l'économie chinoise, mais aussi à la multiplication de manifestations identiques. «Désormais, le Singles Day n'apparaît plus comme l'unique occasion de réaliser de bonnes affaires», note un analyste d'Oliver Wyman. Ce succès est une bonne nouvelle pour Alibaba dont le cours de l'action a chuté de 16 % depuis le début 2016, pénalisé par les incertitudes sur les relations entre la Chine et les États-Unis.

Le monument de la Victoire à Rodez

Aujourd’hui à l’entrée du jardin public, la Victoire, monument aux morts de Rodez et œuvre du sculpteur Denys Puech, a suscité nombre de polémiques tant sur sa réalisation que sur son emplacement.

Dès la fin de la guerre, la ville de Rodez souhaite ériger un monument en l’honneur des quatre cent cinquante ruthénois morts.

En décembre 1918, le poète François Fabié avait déjà appelé à l’érection « d’un monument, tombeau »

La volonté est de rendre hommage aux disparus mais aussi de donner corps à la perte des familles, dont les défunts sont enterrés sur les différents champs de bataille. Dans les années 1920-1925, trente six mille monuments aux morts  sont érigés dans tout le pays malgré les nombreuses difficultés liées à la reconstruction. L'État intervient pour accorder des subventions et réglementer les édifications notamment du point de vue de la laïcité, récemment acquise.

À Rodez, un comité pour l’édification du monument est créé. L’emplacement choisi est celui de la place d’Armes, à l’emplacement de la statue de Samson tout en conservant le jardin arboré qui l’entoure.

L’artiste Denys Puech, au faîte de sa renommée, offre ses services gratuitement à la municipalité, rapidement accusé par certains de s’être accaparé le projet au détriment d’autres artistes aveyronnais.

Les relations entre l’artiste et les membres du comité sont tendues. Quatre années seront nécessaires pour l’ériger, tant l’enjeu commémoratif est important.

Les membres souhaitent la présence d’un soldat mourant au pied du monument alors que le sculpteur opte pour la Victoire seule pour un effet plus « grandiose » ; dans l’Antiquité, Victoire est représentée comme une femme ailée qui vient se poser sur le vainqueur.

Un accord en mai 1923 est finalement trouvé pour un projet plus empreint de gloire que de deuil.

Denys Puech présente une victoire ailée en bronze, entourée de deux colonnes monolithes de cinq mètres de haut, couronnées par une guirlande végétale. Le tout repose sur un piédestal octogonal où sont inscrits les noms des « enfants victorieux ».

Le personnage allégorique écrase l’aigle germanique et brandit une couronne de lauriers, symbole de la gloire.

Avec l’inauguration du monument, le temps du recueillement s’impose ; la presse de l’époque relate ainsi cette journée : « Le 28 juin 1925, Rodez commémore le souvenir de ses fils glorieux. Toute la ville se retrouve autour du monument élevé sur la place d’Armes par Denys Puech. Bien mieux que les discours et que l’éclat officiel, son recueillement apporte aux 450 morts pour la France le vif hommage de la cité tout entière. Depuis la veille, la statue de la Victoire est recouverte d’un grand voile tricolore.  (…) Après la messe, alors que la foule se masse sur la place, les autorités prononcent les discours d’usage, clôturés par le ministre de la Marine, Émile Borel.

Dans l’enceinte du square se serrent les différentes sociétés de la ville, regroupées autour des 300 exécutants de la Lyre ruthénoise. Après les chœurs et la Marseillaise, le bataillon du 15e défile devant le monument avant que ne soient déposées de nombreuses gerbes à ses pieds. Le soir, la foule se retrouve de nouveau devant le Monument de la Victoire, illuminé cette fois, pour écouter les chœurs. »


Mais l’emplacement du monument et la disparition des arbres attisent la polémique. On reproche à la sculpture et ses colonnes blanches de jurer avec le grès rose de la cathédrale et surtout de briser la perspective de l’avenue.

Denys Puech essuie de nombreuses critiques, alors qu’il aurait lui-même préféré placer son œuvre dans le jardin public.

Son vœu sera finalement exhaussé en 1974, avec le déplacement de la Victoire au jardin public où elle est fixée sur un piédestal plus sobre, à l’occasion du réaménagement de la place qui perd sa fonction commémorative.

Quarante après, à la faveur d’un nouveau déplacement à l’entrée du jardin, un nouveau socle, en acier corten, a été installé, où figure la liste des soldats décédés lors des deux conflits mondiaux.