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Les Baux de Provence vue des hauteurs environnantes







Bona sera et son vieux port ⚓⛵ Au loin l' Saint Jean Baptiste avec ses deux tours campaniles







Magnifique spectacle son & lumières à bravo et merci aux organisateurs et à @arnaudboutheon !




Lazaret🗿 La Ville est fière de compter le musée Marc Petit du Lazaret Ollandini parmi son artistique et culturel. Pour ses 10 ans, la journée a été marquée par le dévoilement de nouvelles sculptures, concert et conférence !




Burn marks ; deliberate or not ? St Francis of Sales's altar. in the church of the medieval city of Conflans (Albertville, Savoie)




Église Notre-Dame de Fontenay-le-Comte, vues diverses du programme verrier réalisé par l'atelier tourangeau de Lucien-Léopold Lobin à la mi-XIXème siècle.










Si vous êtes de plusieurs biens, que ce soit au Grand-Duché ou à l’étranger, un peut se charger de la gestion de votre , s’occupant de toutes les démarches nécessaires sans que votre présence soit requise. Pour vous faciliter la vie !






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Grenoble, terminus. Après avoir remonté la ligne des Alpes, l’ se dirige vers le dépôt, avant deux autres journées de balades.



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lefigaro.fr
Petits pots, miel, aliments bio… «Tous les produits industriels sont suspects»
INTERVIEW - Thés aux pesticides, crottes de souris dans les épices, faux safran… Un ancien trader alimentaire dévoile les coulisses de la fabrication des aliments industriels. Dans son nouveau livre, Et maintenant on mange quoi ?, Christophe Brusset donne des pistes aux consommateurs pour les...
Flars, ancien fief de la noblesse de chevalerie rouergate

À environ 3 km au nord de Rodez, sur la commune de Sébazac-Concourès, le site de Flars est établi à 600 m d’altitude sur un beau replat calcaire, qui offre des vues dégagées sur le château d’Onet et le manoir de Labro à l’est, et sur la ville de Rodez au sud.

 

La seigneurie de Flars, connue dès le XIIe siècle, s’est notamment développée par sa proximité avec la grande « draye », ce chemin de transhumance entre le Quercy et l’Aubrac. Ces déplacements de troupeaux entre deux terroirs complémentaires, sont connus depuis le Moyen Age. Les moines d’Aubrac sont les premiers à généraliser des mouvements de transhumance à longue distance : d’abord avec les causses du Rouergue (causse comtal et le domaine de la grange des Bourines), puis avec ceux du Quercy.

Les troupeaux originaires des hautes prairies du Rouergue descendaient vers les terres chaudes des causses pour l’hivernage. Ces déplacements permirent aux éleveurs d’augmenter  leur cheptel de gros bétail sans avoir à créer de prairies artificielles aux dépens des cultures vivrières. C’est à la fin du Moyen Age, et jusqu’aux guerres de religions, que s’est accentué le phénomène, avec l’essor de l’élevage en relation avec l’augmentation de la consommation de viande de boucherie, et la croissance de l’artisanat de la laine et des cuirs.

Deux logis subsistent de nos jours à Flars, dont le plus ancien remonte aux alentours de l’an 11280. À cette époque, le territoire est en pleine période de reconstruction après la guerre de Cent ans. Les commanditaires de Flars sont certainement Antoine de Mancip et Marie de Saunhac, son épouse.  Les Mancip sont issus d’une des plus illustres familles de la noblesse de chevalerie rouergate. Raymond de Mancip est le premier, en 1323, à rendre hommage au comte de Rodez du mas de Flars.

Construit dans un calcaire aux nuances brunes qui affleure ici, près des marnes grises, l’édifice est de plan allongé, flanqué d’une tour. Celle-ci abrite l’escalier en vis et montre le caractère noble de la demeure, notamment par la présence d’un pigeonnier, apanage de la noblesse, logé dans sa partie haute. La canonnière, près de la tour, est aussi un élément défensif propre aux demeures seigneuriales. Enfin, une pierre sculptée aux armes de la famille de Mancip – d’azur à trois coquilles d’argent – identifie les anciens seigneurs. En remploi dans la maçonnerie de la tour, elle provient certainement de l’édifice antérieur, rappelant ainsi l’ancienneté et le prestige de la lignée, branche cadette des Mancip de Bournazel.

Le décor des façades tient seulement aux moulurations appliquées aux appuis, aux piédroits et aux larmiers des fenêtres à croisée et à demi-croisées.

A l’intérieur, l’aménagement est simple. Le rez-de-chaussée est dévolu aux pièces de service : la cave au nord, la cuisine au sud avec sa cheminée monumentale, et une remise ou un cellier à l’ouest dans la partie rectangulaire adossée au logis.

Même distribution à l’étage, où l’on trouve la salle et la chambre dans le corps principal et une souillarde à l’ouest. Seule la cheminée de la salle bénéficie d’un décor d’architecture aux moulurations complexes. L’aménagement intérieur peut paraître assez sommaire, mais le logis tel qu’il est conservé aujourd’hui, est sans doute proche de son état d’origine ; Le fait qu’il est été délaissé, exploité comme « grenier », peut-être au profit du nouveau logis dès le XVIIe siècle, a sans doute évité qu’il subisse des remaniements.


Pendant près de trois siècles, Flars reste aux mains de la famille Mancip puis, au XVIIe siècle, le domaine devient la propriété de la famille de Pestels. Camille de Pestels, marquise de Monclar est mentionnée comme « dame du lieu » en 1650 lorsque, avec son fils, François de Beaufort et de Cassanhes, marquis de Miramont du Caila, elle vend la seigneurie à François de Maynard. Trente ans plus tard, c’est pourtant un membre de la famille de Beaufort, Jacques Joseph de Cassanhes de Beaufort, résidant au château de Pestels, en Auvergne, qui vend le domaine aux dames religieuses de Notre-Dame de Rodez.

Puis Flars sera saisi comme bien national et vendu en 1791.

En 1817, la famille de Séguret est propriétaire du domaine qu’elle vient de racheter à l’ancien procureur Fualdès l’avant-veille de son mystérieux assassinat.

 

Crédit photographique : Gilles Tordjman 

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Villa “Le Lac” (Petite maison) Le Corbusier, au bord du lac Léman.

Patrimoine mondial de l’UNESCO

La fenêtre en bande donnant plein sud permet au soleil d’entrer à flots dans l’ensemble des pièces principales et offre au spectateur le paysage grandiose du lac, de la vallée du Rhône et de la chaîne des Alpes. « La fenêtre a 10,75 m de long. En hiver, le site “est là” comme si l’on était au jardin. Alors les jours ne sont plus tristes; de l’aube à la nuit, la nature déploie ses métamorphoses.» - Le Corbusier

Le pont du Monastère :

Situé au pied de Rodez, le village du Monastère s’est développé au confluent de l’Aveyron et de la Briane. La commune doit son origine à une abbaye de bénédictines, la première abbaye de femmes du Rouergue, fondée à l'époque carolingienne. Établie à proximité immédiate d’un passage sur l’Aveyron, l’abbaye est favorisée par le comte de Rodez qui en décidant la construction d’un pont en 1339 permet le développement du bourg sur l’autre rive et concurrence aussi le pont de l’évêque à Layoule…

 Au XIVe  siècle, époque où l’église du Monastère acquiert son statut d’édifice paroissial, un élément majeur pour le développement du village est mis en place : le pont sur l’Aveyron.

S’il permit l’extension de la localité sur la rive gauche, il ne s’agit cependant pas là du seul motif qui présida à son édification. Le principal tient vraisemblablement dans la rivalité entre le comte et l’évêque de Rodez.

En 1320, l’évêque avait décidé la construction d’un pont à Layoule, favorisant ainsi la route de Millau, partant de la  Cité. Pour que la seconde route, partant du Bourg, ne soit pas pénalisée, le comte Jean 1er, dit « le bon », lance à son tour la construction de deux ponts, un au Monastère et l’autre à la Mouline, en 1339.

Chacun d’eux génère des recettes pour le comte, sous forme de péages, c’est-à-dire de droits de passage.

Construit en moyen appareil de grès, le pont compte cinq arches au tracé plein-cintre. Le garde-corps s’élève au-dessus d’un cordon lisse saillant sur toute la longueur.

Comme pour de nombreux endroits du pont qui ont subi des réfections, il est construit en moellons.

Les piles sont équipées de becs vers l’amont de la rivière ; elles répartissent les forces exercées par le courant sur la construction et dérivent les corps flottants dans la rivière.

Le tablier présente une forme dite « en dos d’âne », avec une arche centrale plus grande afin de faciliter la navigation et l’écoulement des eaux lors des crues.

Des refuges pour les piétons sont aménagés sur les becs. Une élégante croix en grès rose a été placée au sommet du parapet, vraisemblablement au XVIe siècle.

Le franchissement de l’Aveyron en direction de Millau par le Monastère existait avant la construction de ce pont, comme l’atteste notamment une mention dans un texte de 1286, mais l’édification de cet ouvrage en pierre, constitua, à partir du XIVe  siècle, un atout majeur pour le développement de la localité en favorisant l’accès au Bourg de Rodez et à ses foires, tout en générant une activité hôtelière liée à la fréquentation de ce lieu de passage.

Non loin du pont, le long de la rivière, les différents métiers travaillant la peau et la laine se développent : tanneries, fabricants de chapeaux de feutre de laine, moulins à tan et à foulons tandis que des artisans s’installent dans des ouvroirs le long de la rue Droite et de la côte de Rodez,  conférant au Monastère l’office de bourg industrieux de Rodez.


 Crédit photographique : Cédric Méravilles 

Une histoire au fil de l’eau Le “château” des Ondes à Layoule - Rodez

Layoule, ce hameau niché au creux d’un méandre de l’Aveyron et au pied de la butte de Rodez, est dominé par une imposante demeure méconnue des passants, dans un site aujourd’hui dévolu à la promenade.


Comme le village voisin du Monastère, le hameau de Layoule était propice aux activités artisanales de teintureries et de tanneries. Les deux localités étaient d’ailleurs reliées par une allée plantée, surplombant la rivière à l’est. Sa dénomination courante « allée des moines » laisse penser qu’elle permettait de gagner l’abbaye Saint-Sernin du Monastère, vers le sud. L'allée aboutissait à la propriété du seigneur de Layoule, croisant le chemin qui relie le hameau à l’ancienne maison seigneuriale. Cette dernière est entourée par des bois, mis à part à l’ouest, où elle borde la colline et sa pente abrupte.

La bâtisse est, dans son état actuel, le fruit de nombreuses campagnes de construction successives. Etablie sur une butte dominant le pont et le hameau développé autour, l’ancienne demeure noble se reconnaît dans le logis situé au fond d’une cour fermée, sa façade ouest regardant le hameau. Le décor gothique des fenêtres à croisée, en grès rouge, permet de situer la construction de la partie centrale de l’édifice aux alentours de 1500, voire de la première moitié du XVIe siècle. Alors propriété de la famille des Ondes, qui avait son fief principal à Salles-Comtaux (aujourd’hui Salles-la-Source), la demeure fut peut-être rebâtie par Guy des Ondes, fils de Jean II des Ondes et de Jeanne de Saint-Maurice, marié à Catherine de Tauriac, et seigneur des lieux entre 1522 et 1540. Mais le pavillon carré abritant un escalier à rampes droites, et les textes faisant part de cet escalier et d'un chantier inachevé en 1565, nous poussent à envisager la génération suivante de la famille, représentée par Jean III des Ondes (fils de Guy) et son épouse Sibylle de Laudun, ou même leur fils Guyon, comme commanditaires de la réédification du « repaire ».

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           Le volume de l’escalier se devine encore, à gauche de la façade initiale du logis, avec ses deux travées de fenêtres, destinées à éclairer les volées de marches. La forme est rare autour de Rodez, mais peut se voir dans une formule semblable à Villefranche-de-Rouergue dans la maison du marchand François Dardenne. Nul doute que ce pavillon, avec son escalier « à l’italienne », constituait l’élément remarquable du « château des Ondes » de Layoule, d’autant qu’il concentrait l’entière distribution de la demeure, desservant du sous-sol à l’étage le logis, et qu’il accueillait, depuis la cour, le visiteur par la porte à l’encadrement mouluré, surmontée des armes de la famille des Ondes. 


Blason aux armes de la famille des Ondes


De l’autre côté du logis, au sud, c’est au XVIIIe siècle que l’on agrandit la demeure, en ajoutant un corps de bâtiment qui allonge le logis et dont la très large porte, dans le mur pignon, dénote une utilisation agricole. En effet, avant la Révolution déjà, les consuls de la Cité en réclament l’impôt en le qualifiant de « domaine rural ».


Layoule peint par Maurice Bompard (Rodez, 1857- Paris, 1935). En haut et à droite, le “château” des Ondes



Enfin, au XIXe siècle, la transformation de la demeure en ferme se poursuit : le pavillon d’escalier est détruit, en gardant seulement sa façade, pour construire une grande grange le long de la cour. C’est ainsi que la demeure d’une famille noble, dont la reconstruction a d’abord reflété des changements de mode en architecture, s’est ensuite progressivement transformée en ferme suivant son changement d’usage.


Crédit photographique : Gilles Tordjman  

youtube

Le film sur les hypothèses de reconstruction 3D du château de Miglos, en ariège.

Une présentation qui fût visible lors des récentes journées du patrimoine, et donc dorénavant sur le web.

Un travail remarquable, faisant écho à notre propres démarches, avec Georges AUTHIER ici, pour le château de Termes. Bravo à Laurent CHANAL et aux membres de l’Association de Miglos.

flickr

Château d'Imbleville par Catherine Reznitchenko
Via Flickr :
Imbleville, Seine-Maritime, Normandie, France. Site : catherine-reznitchenko.fr